Mieux gérer les émotions par les réflexes archaïques

Qu’est-ce qu’une émotion ?
Une émotion, c’est une réaction spontanée à une situation.
Cette réaction peut se traduire soit de manière physique (pleurs, agitation, accélération du rythme cardiaque, rougissement…) ou psychologique (pensées négatives ou positives, changement d’humeur…).
Ces émotions sont normales et utiles car elles sont un indicateur de l’influence qu’a le monde extérieur sur notre personne. Elles permettent de s’adapter et nous obligent à faire face à de nouvelles circonstances. Certaines émotions sont plaisantes, d’autres sont désagréables.
Que veut dire gérer nos émotions ?
Gérer nos émotions c’est avoir la capacité de les reconnaître, d’analyser ce que l’on ressent, et surtout d’être dans la capacité de réguler ce que l’on ressent. A l’inverse, ne pas gérer ses émotions revient à se laisser submerger ou à se bloquer avec tout ce que ça implique dans notre quotidien.
Ainsi chez un enfant, gérer sa colère c’est l’exprimer avec des mots, élever la voix, prendre une posture montrant son mécontentement…
Ne pas gérer la colère c’est jeter des objets, se rouler par terre en pleurant, ne pas réussir à calmer ses pleurs, devenir violent…
Pourquoi il est important de gérer ses émotions ?
Gérer ses émotions passe par 4 étapes:
1- Identifier l’émotion : colère, joie, peur, tristesse…
2- Comprendre pourquoi cette émotion est là (je suis en colère parce qu’on m’a manqué de respect…)
3- L’exprimer par la parole, l’écriture,…
4- La réguler par la respiration, la relaxation, la marche, le sport…
Réguler son émotion va permettre d’éviter toute forme de violence, de mieux communiquer avec les autres, de préserver sa santé morale et physique (plusieurs théories mettent en relation les maladies et les émotions), de développer la confiance en soi et la résilience.
Mais alors quel lien avec les réflexes archaïques ?
Les réflexes archaïques non intégrés perturbent le développement du système nerveux et maintiennent un état de vigilance primitive. Cela fragilise la capacité à réguler nos émotions, puisqu’on réagit davantage par réflexe de survie que par régulation consciente. Cela entraîne: anxiété, irritabilité, impulsivité, difficultés à se calmer après une émotion forte, baisse de la tolérance au stress.
Quelques exemples concrets lors de réflexes non ou mal intégrés :
Le reflexe de Moro peut provoquer des réactions disproportionnées face à une critique, un bruit, un changement, car le système nerveux est en alerte permanente.
Le réflexe tonique labyrinthique engendre des tensions corporelles et une mauvaise posture et donc une fatigue accrue. Le corps ne réussit pas à se situer correctement dans l’espace et ce qui alimente l’anxiété, de l’irritabilité et le découragement.
Le réflexe symétrique du cou entraîne des difficultés à rester bien assis. Le besoin constant de bouger sature le système nerveux et génère une surcharge émotionnelle marquée (colère, impatience, faible tolérance à la frustration, tristesse, découragement..).
Il en va de même pour nombreux autres réflexes.
Alors si vous ou votre enfant éprouvez des difficultés à gérer ses émotions, pensez aux réflexes, un remodelage peut vous changer la vie !
